Le 4 juin 2026, Jalios a organisé une nouvelle édition de ses DWDays, dédiée à la souveraineté et à la résilience numérique. Une journée en ligne de 6 sessions inspirantes, qui a réuni experts, partenaires et décideurs autour d’une conviction partagée, celle que la souveraineté ne consiste pas à tout remplacer… mais à retrouver la capacité de choisir.
Au programme : Une Keynote présentée par Michel Paulin, Président du CSF Logiciels et Solutions Numériques de Confiance, Dorothée Decrop, Déléguée Générale Hexatrust et notre CEO, Vincent Bouthors. Un retour d’expérience exclusif du Ministère de la Justice, deux Masterclass incontournables, une Table ronde pour réduire ses dépendances et un Atelier démo concret
Face au contexte géopolitique incertain et à une dépendance croissante aux grandes plateformes technologiques, cette journée propose des interventions ancrées dans la réalité des organisations : leurs contraintes, leurs arbitrages, leurs premiers pas concrets.
Car la vraie question n’est plus seulement où sont hébergées vos données mais êtes-vous encore en mesure de choisir ? De faire évoluer vos outils ? De changer de cap sans tout reconstruire ? Face à cette réalité, Jalios a suscité l’intérêt de plus de 270 personnes sur le sujet afin d’explorer les leviers concrets de la souveraineté numérique.
Jalios et Hexatrust face aux idées reçues : et si les solutions européennes étaient meilleures que vous ne le pensez ?
La journée s’est ouverte à 9h avec une keynote qui a posé le ton : « Solutions collaboratives européennes : les préjugés qui vous privent de souveraineté et de sécurité. »
Avec Vincent Bouthors, CEO de Jalios, qui prenait la parole aux côtés de Dorothée Decrop, Déléguée Générale d’Hexatrust, et de Michel Paulin, Président du CSF Logiciels et Solutions Numériques de Confiance et ancien CEO d’OVHcloud.
Le message central : les outils collaboratifs sont au cœur de vos flux de travail quotidiens. Leur origine non européenne expose vos organisations à des risques stratégiques réels : continuité d’activité, accès aux données, conformité réglementaire. Et pourtant, des alternatives existent. Des alternatives matures, interopérables, capables de répondre aux exigences des grandes organisations.
S’appuyant sur le livre blanc d’Hexatrust, cette keynote a mis en lumière les freins les plus courants à l’adoption des solutions souveraines et les a démontés un par un. Fonctionnalités insuffisantes ? Coût de migration trop élevé ? Manque d’accompagnement ? Ces arguments, souvent entendus, masquent souvent une réalité plus nuancée.
De la dépendance à la maîtrise : les premiers pas concrets pour une souveraineté numérique pilotée
Cette table ronde a pris le relais avec une question aussi simple qu’essentielle : par où commencer, concrètement pour réduire ses dépendances numériques sans tout remplacer ?
Quatre intervenants issus d’horizons complémentaires avec Aurélien Bonnardon (Alpilink Services Cloud, RSSI), Alban Castaing (Apitech), Bastien Le Lann (Lecko) et Florent Manens (Beezim). Ils ont partagé leurs retours d’expérience terrain. La discussion a été volontairement pragmatique, loin des grands discours sur la souveraineté en général.
Ce qui en ressort ?
Réduire ses dépendances numériques ne nécessite pas une transformation radicale. Cela commence par identifier ses dépendances critiques, pas toutes, les plus exposées, les plus stratégiques. Puis par arbitrer, prioriser, et engager des transitions progressives qui ne perturbent pas les usages.
Ministère de la Justice : une transformation numérique souveraine ancrée dans la réalité du terrain
Siham Jarboua, Adjointe au Chef de Bureau, et Bilel Yousfi, Chef de projet au Ministère de la Justice, ont présenté la migration menée suite à l’arrêt annoncé d’Osmose, la plateforme collaborative de la DINUM.
Le périmètre était significatif : plus de 10 000 agents utilisateurs, des espaces de travail partagés, des communautés métiers actives, de la documentation opérationnelle accumulée sur plusieurs années. L’enjeu n’était pas seulement technique, c’était de ne pas perdre ce qui avait été construit dans les usages.
Le Ministère a choisi de migrer vers Jalios en reprenant les contenus et les espaces existants, plutôt que de repartir d’une page blanche. Concrètement : une migration progressive, espace par espace, avec une gouvernance des accès reconstruite au fil du transfert, et une attention portée à la continuité des communautés métiers plutôt qu’à la seule reprise technique des données.
Un principe a guidé l’architecture du nouveau dispositif : la réversibilité. Être en mesure de changer d’outil demain sans se retrouver à nouveau dépendant d’une seule plateforme.
Les intervenants ont appuyé leur présentation sur des indicateurs concrets : taux d’adoption, volumes migrés, délais illustrant qu’une transition de cette échelle dans un grand organisme public est pilotable sans rupture de service.
Ce que cette journée dit de nos enjeux communs
Les questions soulevées aujourd’hui ne sont pas nouvelles, mais elles prennent une acuité particulière. Comment préserver ce que les équipes ont construit quand une plateforme ferme ? Comment choisir un environnement numérique sans s’y enfermer ? Comment faire adopter un outil sans imposer une rupture ?
Ce sont des questions que beaucoup d’organisations publiques et privées affrontent concrètement, souvent dans l’urgence, rarement avec suffisamment de recul.
C’est ce recul que cette journée a voulu offrir, non pas des réponses toutes faites, mais des retours d’expérience honnêtes, des chiffres, des choix assumés et leurs conséquences. Des gens qui ont traversé ces transitions et qui en parlent sans filtre.
La souveraineté numérique, la continuité des usages, la gouvernance des contenus : ce ne sont pas des sujets réservés aux DSI. Ce sont des enjeux qui touchent les équipes, les pratiques de travail, la capacité des organisations à rester maîtresses de leur trajectoire.
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